Empreinte

2015.

24 tampon en MDF (15/15cm) gravé à la gouge, manches tournés en pin.

"Suivre un trajet est, je crois, le mode de fondamental que les êtres vivants, humains ou non humains,adoptent pour habiter la terre. L'habitation ne signifie pas selon moi le fait d'occuper un lieu dans un monde prédéfini pour que les populations qui arrivent puissent y résider. L'habitant est plutôt quelqu'un qui, de l'intérieur, participe au monde en train de se faire et qui, en traçant un chemin de vie, contribue à son tissage et à son maillage."

Tim Ingold, Brève histoire de la ligne.

Utiliser la symbolique des schémas électroniques comme métaphore des plans de nos villes modernes, où les grands axes, les carrefours et les ruelles sont autant de connections facilitant les déplacements, pour une circulation toujours plus rapide et fluide.

L'idée fut de déconstruire un réseau en le morcelant, tout en laissant la possibilité de le parcourir, ou de les parcourir, car les combinaisons deviennent multiples.

Plus que la reconstitution d'un plan, c'est une invitation à un cheminement dans ce dernier, à une flânerie dans un réseau infini.

Dans la conception des tampons, un jeu de contrastes et d'oppositions est mis en place:

- Le symbole électronique est étiré au motif par une répétition symétrique des tracés.

- Derrière la rigidité graphique des motifs, la gravure à la gouge tisse des tracés sinueux dans le bois.

- Le choix du MDF pour la fabrication d'un objet "traditionnel" se pose comme un anachronisme.

Réseau, labyrinthe ou puzzle?

Course ou cheminement?

Modernité ou archaïsme?

© Edouard Pagant. 2019. Tous droits réservés.

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now